Pour nous présenter son nouveau SUV urbain, on peut dire que SEAT a misé sur l’originalité : C’est en Israël que nous avons été conviés à prendre en main le petit frère de l’Ateca.  

Israël étant le deuxième plus grand pourvoyeur de start-ups au monde après les USA, SEAT a  souhaité nous immerger dans un univers technologique tout en nous proposant une plongée en terre sainte – pari risqué mais étonnant.

L’Xperience

L’itinéraire proposé, entre Tel Aviv, Jérusalem et le désert de Neguev nous aura permis en l’espace que quelques jours d’apprécier la diversité culturelle et les panorama qu’offre le pa… l’état d’Israël. Et surtout d’éprouver le comportement de l’Arona dans différentes situations : milieu urbain, autoroute et réseau secondaire et enfin piste off-road.

Tel Aviv pour commencer. Oasis de technologie et de moeurs occidentale niché sur l’extrémité orientale de la Méditerranée. Tout le monde roule en vélo électrique, des petits troquets super sympa qui donnent envie de s’arrêter à chaque terrasse, un front de mer immense, bref une ambiance décontractée et branchée, loin de ce qu’on pourrait imaginer dans cette partie du monde. À son extrémité, l’antique Jaffa plus vieux port du monde et quartier préservé. son phare émerge sur les hauteurs, notre hôtel est un ancienne prison réhabilitée magistralement, proposant un cadre somptueux tout en respectant le bâti originel.

Pourtant, à seulement 70km de là, Jérusalem. Un état, deux ambiances. Le sentiment d’arriver dans un lieu empreint d’histoire, les codes vestimentaires changent, l’architecture et la palette de couleur aussi. Fini le béton et les grands immeubles vitrés, bienvenue les murs à la chaux et les teintes ocres. L’accès au Mont des Oliviers n’est pas aisé, nombreux sont les pèlerins venus s’y recueillir, de tous bords, tous horizons, créant un immense bouchon. Le lieu impose le respect.

Puis direction le point le plus bas du globe : la Mer Morte, qui se situe à 417m sous le niveau de la mer. Une mer sous la mer, cocasse oui. Normal, la mer morte est en réalité un lac. Ses 27% de salinité (contre 2 à 4% habituellement) qui lui donnent son nom indirectement en font une attraction mondialement connue – cette sensation de flotter n’est pas une légende et l’eau “huileuse” surprend au premier abord. Mais vous ne résisterez pas très longtemps à la trempette, le moindre bobo picote rapidement, et hors de l’eau, c’est votre épiderme tout entier qui vous supplie d’une douche. Et les tétons. Surtout les tétons.

Enfin, point d’orgue du séjour, le desert de Neguev et le Maktesh Ramon, un “cratère ou cirque de 40km de long et trop photogénique pour être vrai. Surtout au lever du jour lorsqu’une envie de rando (ou un trop plein de hummus à éliminer) vous tire du lit à 5h30.

Pas besoin de plus de mots : les photos, regardez les photos !

Enfin, cela peut étonner mais les distances sont assez courtes, il ne nous aura fallu que 2h pour quitter le désert, la mer morte et revenir à l’aéroport de Tel Aviv, ce qui ajoute au contraste des quelques kilomètres parcourus.

My my my my my… Arona

Premier SUV urbain de la marque, l’Arona, qui se situe à mi chemin entre l’Ibiza et l’Ateca, se veut compact, technologique et habitable.

Pour plaire à sa clientèle, qui est la plus jeune du marché automobile, SEAT vise juste en reprenant les différents éléments qui ont fait sa réputation : un intérieur sobre (trop diront certains)  mais bien pensé ( et pour la rendre encore plus urbaine, ajoute une multitude de personnalisations – 68 combinaisons de couleurs disponibles), des motorisations éprouvées ( 95 et 115ch côté diesel, 95, 115 et 150ch côté essence) et une large palette technologique (freinage d’urgence / détecteur d’angle mort / aide à la sortie de stationnement / régulateur adaptatif / système keyless / full link / chargeur à induction… ).

En route !

Coté confort, rien à redire, c’est ferme mais les suspensions absorbent les chocs sans nuire à la direction, qu’on pourrait peut être trouver un poil trop assistée – peut-on vraiment lui reprocher connaissant sa vocation ? Le gros défaut que je puisse lui trouver : pas mal de bruits d’air passés les 90kmh et qui gâchent un peu les trajets autoroutiers- et un GPS qui parfois semble éméché. Pour le reste, la boite DSG fait son boulot efficacement et discrètement – ce qui est déjà une bonne nouvelle en soi – et qui est surtout disponible quelque soit la motorisation choisie.

Mode sport enclenché sur la FR – pour la forme car très honnêtement, personne n’avait vraiment envie de se frotter aux les autorités locales – quelques chouettes lacets s’enchainent puis direction les pistes pour tester le tout chemin. L’Arona dispose de la garde au sol la plus haute de la catégorie et hors des chemins balisés, il ne démérite pas. Non ce n’est pas un franchisseur, mais les quelques côtes rencontrées ne l’ont en rien freinée, ni les trous, ni les bosses et à aucun moment nous ne nous sommes dit que nous allions rester coincés en bas – pour les versions 115 et 150ch tout du moins.

SEAT propose là un bon équilibre entre dynamisme de ligne, choix des motorisations (les 115 ou 150ch en essence sont un bon compromis) et offre une pléthore d’équipement tout en débutant à 16500e, ce qui laisse à penser qu’on en verra pas mal sur nos routes d’ici peu.

Le petit plus local

Le service militaire en Israël est obligatoire pour tous les jeunes à partir de 17 ans, et ce pour une durée de 2 ans ½ pour les femmes, 3 pour les hommes. Il n’est donc pas rare de passer un checkpoint, tenu par  3 jeunes filles armées jusqu’aux dents et vous parlent en Français, racontant qu’elles viennent de Bordeaux ou d’ailleurs.

Si d’aventure vous souhaitiez vous aussi parcourir Israël, attendez vous à avoir du mal à en repartir. Autant je m’attendais à des contrôles poussés et des interrogatoires pour rentrer dans le pays, autant je m’attendais à repartir les mains dans les poches. Presque 3h de contrôle, d’attente, de scanners matériels et corporels pour revenir en France. Tout le monde n’a pas droit à ce traitement de “faveur”, aléatoire, mais c’est une donnée à ne pas négliger pour votre vol retour : N’arrivez pas en retard à l’aéroport !

Arona Matata

Bref, pour ne pas finir sur cette note en demi-teinte, nous aurons vécu un sacré moment grâce à SEAT que je tiens à remercier particulièrement, de même que l’équipe de Double 2) pour cette immersion en Israël – un endroit difficile à aborder et qui divise – mais sans entrer dans des considérations politiques, très objectivement, l’expérience vécue, les quelques rencontres et les paysages traversés méritent de s’y attarder.

En Arona ?

Sans hésiter 🙂