Un nouveau modèle, et pas un SUV ! Nous avons essayé la nouvelle Volkswagen ARTEON, grande berline élégante, sur les route du Massif de l’Estérel, sur la Côte d’Azur. Et elle était bien dans son élément…

Du concept à la série

Mars 2015, présentation à Genève de la VW Sport Coupé Concept GTE. Juin 2017, sortie de la VW Arteon. Entre les deux, à peine plus de deux ans pour passer du concept à la production. Et l’ARTEON a conservé presque tout des lignes du concept, l’une à côté de l’autre, bien difficile de les distinguer.

Et c’est tant mieux, car son style est une grande réussite. Il serait assez drôle d’en masquer le logo et de la montrer au public : « quelle est la marque de cette voiture d’après vous ? » Il est certain qu’un bon nombre de gens en feraient une Audi ou une Mercedes. C’est une grande berline, elle mesure 4,86m de long, soit 9cm de plus qu’une Passat, mais 20 de moins que feu la Phaeton. Volkswagen évite de la comparer aux berlines françaises car niveau motorisations, ça ne colle pas du tout, les françaises étant, il est vrai, bien sous-motorisées. En attendant la prochaine Peugeot 508 et en oubliant la Renault Talisman, on regarde donc chez Volvo, Audi ou BMW pour chercher des concurrentes. Pratique pour se positionner côté premium.

Tout pour le style

Garder toutes les lignes d’un Concept, c’est déjà s’assurer d’une belle ligne, normalement. C’est réussi pour l’ARTEON. Le trait est tendu, sportif, la berline attire franchement l’oeil, même avec une couleur plus traditionnelle que le jaune Curcuma des lancements VW. La large calandre, les entrées d’air, l’intégration des projecteurs, l’avant est très réussi. De côté, les lignes s’étirent et soulignent le design fastback. La taille des jantes en impose elle-aussi. Surtout avec le modèle Montevideo en 19 pouces de notre ARTEON d’essai en finition R-Line. A l’arrière, l’immense hayon s’ouvre facilement en appuyant sur le logo VW. Le coffre est immense, mais on s’en fout un peu. Notons aussi à l’arrière, les jolies sorties d’échappement et le petit béquet noir, distinctif R-Line là aussi.

Intérieur de haut-vol

Une fois installé dans les confortables sièges garnis de cuir Nappa, on observe la planche de bord et l’on constate tout le savoir faire du groupe en matière d’intérieur. Finitions, matériaux, équipements, c’est du haut niveau. On retrouve les bonnes idées que l’on a déjà vu chez les cousines Audi, comme les aérateurs horizontaux le long de la planche de bord face au passager. Et le combiné d’instruments remplacé par un cockpit virtuel et configurable. Au milieu de la console centrale trône le bel et large écran tactile à la surface aussi agréable que celle de nos écrans de smartphone. Si l’on est pas super fan de l’ergonomie du GPS, tout fonctionne pour le mieux, y compris lorsque l’on connecte un iPhone avec Apple Car Play, ou un Android avec Android Auto.

Côté assistances et sécurité c’est là aussi le carton plein. Le régulateur adaptatif sait aussi lire les panneaux et réguler sa vitesse à celle en vigueur sur le trajet. Pratique pour les têtes en l’air (et sur ces portions qui changent de limite tous les 2 kilomètres). Autre fonction high tech un peu originale, les phares qui anticipent le tracé de la route pour éclairer les virages de celle-ci 2 seconde « plus tôt ».

2 salles, 2 ambiances

Nous avons essayé deux ARTEON, la première, une ARTEON R-LINE avec le plus gros diesel disponible au lancement, soit le 4 cylindres 2.0l bi-turbo de 240ch associé à la boite DSG à 7 rapports et à une transmission intégrale 4MOTION. Et évidemment, sur la route, l’ARTEON et ses 240ch nous a ravi. De la puissance et du couple à tous les étages, un plaisir à conduire un peu trop vite. Le châssis est rassurant et efficace, et une fois en mode sport, la direction devient un peu moins molle, on préfère. Du coup, quand est venu le moment de l’échanger contre sa version ELEGANCE avec le moteur de 150ch, on a un peu eu peur. On conservait alors la boite DSG mais perdions le 4MOTION. Et bien c’était moins pire que prévu. Le bloc fait le boulot, bien sûr c’est moins réactif et coupleux qu’avec 90ch de plus et le bi-turbo, mais vraiment l’ARTEON raisonnable est tout à fait plaisante à conduire. Les dépassements sur nationale ne sont par exemple pas du tout un sujet, la boite DSG étant toujours aussi réactive.

Avec l’ARTEON, VW nous rappelle que la grande berline a encore de beaux jours devant elle. Une berline au style affirmé, avec un bel espace à vivre et des performances convaincantes, sans oublier le plein de technologies, que cela soit pour la sécurité comme le confort. La grande inconnue est la réception qui sera faite à l’ARTEON, dont 80% des acheteurs en France seront des professionnels. VW prévoit d’en écouler 2000 par an en France, un marché de niche pour le géant VW, mais quelques jolies voitures en plus dans les rues, nous, on ne crache pas dessus.

Les tarifs ARTEON débutent autour de 38.000 euros (essence, 150ch, boite manuelle) mais notre 150ch diesel DSG finition Elegance, qui ressemble à une configuration médiane, est affiché à 46.000eur.

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Pour en savoir plus sur la nouvelle Volkswagen ARTEON.