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Oui vous avez bien lu, Audi nous a invité à l’essai de sa supercar R8 ! Au cours de ces derniers mois, nous avons souvent eu la chance d’être conviés à des événements incroyables… Pourtant on n’avait rarement été aussi excités qu’avant de partir à Valence. En France. Pour un essai évidemment exceptionnel, puisque nous partions donc découvrir l’Audi R8 V10 Plus. Parce que la R8 normale, ç’eut été un peu light. En route pour les routes d’Ardèche, allons essayer la plus rapide des Audi, la première supercar essayée sur W3SH.

Voiture de sport , sportive, GT,  super-sportive, supercar, … Nous avons opté pour supercar. Depuis 2007 et la première génération de la R8, les quolibets et les interrogations des observateurs ont laissé place à une certaine admiration pour la berlinette au V8 puis V10 rugissant, moteur en position centrale arrière, s’il vous plait. Oui, un constructeur généraliste a réussi à produire une Supercar crédible et performante. Avec le modèle 2015 dans sa version Plus, le V10 atteint la puissance ahurissante de 610ch. Et 100% atmosphérique, s’il vous plait… Les chiffres donnent le tournis, mais il faut bien en passer par là : si le 0 à 100 est avalé en 3,2 secondes, la performance est presque anodine quand on pense que la barre des 200km/h est franchie en moins de 10 secondes. (9.9 secondes exactement). Ca pose les bases.

Le V10 est bien entouré, puisque Audi oblige (ou presque), la transmission, intégrale, est confiée au système quattro. La super sportive est équipée d’un quattro qui permet de passer jusqu’à 100% de la motricité à l’essieu avant, cependant dans des conditions d’adhérence normales, elle est typée propulsion. Et comme les choses sont bien faites, Audi France s’était organisé pour que nous puissions tester un maximum de conditions d’adhérence dégradées… Orage, pluie, boue, roches, nids de poule, brouillard, on a tout essayé. La voiture nous a d’ailleurs bluffé par son adhérence dans des conditions parfois très compliquées.

Nous avons aussi été conquis par l’excellente boite S-tronic à 7 rapports, qui passe les rapports instantanément aux palettes, mais qui est aussi très bien pilotée en mode tout automatique. Un régal. Moteur – transmission – boite, pour le moment c’est un carton. On a beau être habitué à d’excellentes boites robotisées, celle de cette R8 est encore plus rapide et réactive. Et c’est pas fini.

De l’extérieur, si la précédente était déjà une réussite esthétique, la nouvelle venue passe un cap supplémentaire avec son dessin encore plus athlétique et racé. La face avant gagne encore en agressivité, les phares LED Laser alignés avec la single frame en nid d’abeille et soulignés par les entrées d’air donne un air très méchant à la nouvelle R8. De profil, le dessin des portières et des larges entrées d’air est toujours souligné par la Sideblade, dont on préférait le dessin original plus clivant. On arrive ensuite, en faisant le tour de l’auto, à la vue de trois quarts arrière, qui dévoile le splendide arrière de la R8, ses sorties béantes, l’aileron fixe en carbone, la vitre qui donne sur le V10 et que sais-je encore… C’est vraiment en regardant son derrière que l’on prend la puissance qui se dégage de la R8 en pleine face.

On critique souvent les nouveaux modèles, les trouvant un coup trop conservateurs, un coup trop novateurs. Pour ce qui est de cette nouvelle R8, le curseur entre le respect de sa ligne et le changement a été très bien placé.

Quand on se glisse derrière le volant, ce qui n’est pas chose facile, avec une voiture dont la hauteur n’excède pas 1,24m, on est d’abord frappé par son volant Performance et l’énorme bouton rouge START ENGINE qui ne demande qu’à être enfoncé. Si un maximum de fonctions ont été déportées dans l’interface Virtual Cockpit et son contrôle à la molette tactile, les principales fonctions qui nous intéresseront une fois en route restent accessibles via les boutons sur le volant. Notamment le Drive Select ou plus important, le type d’échappement que l’on souhaite activer…

Peu de réglages sur le siège baquet de notre modèle d’essai, on ne perd pas de temps et l’on presse le bouton rouge… Le V10 s’ébroue avec vigueur, impossible de quitter sa place de stationnement discrètement, alors qu’en mode Confort on n’entend pas ou presque les chevaux du V10 à l’allure très modérée d’un centre-ville. Une fois les mensurations de la bête en tête, pas tant dans la longueur que la largeur (1,94m), la belle se laisse emmener aussi facilement que n’importe quelle citadine. On est presque déçu que cela soit si simple de conduite une R8 ! Non seulement la prise en main est instantanée, mais en plus, la voiture est très confortable. La suspension et l’amortissement en ville, sur les pavés ou les dos d’âne font preuve d’un filtrage remarquable. C’en est presque drôle, on n’attend pas d’une R8 qu’elle soit confortable enfin…

Au sortir de la ville sur les routes de campagne, on peut enfin un peu appuyer sur la pédale d’accélérateur… Et là, c’est le drame, on a réveillé M. Hyde ! Deux rapports tombent et dans un claquement de l’échappement, on atteint déjà une vitesse qui mettrait en danger notre permis. Une bonne chose qu’on ne l’ai jamais eu. Alors que l’on monte vers les cols des monts ardéchois, on commence à se rendre compte de l’engin que l’on a entre les mains. Quel bonheur ! L’adhérence en courbe est incroyable et offre au conducteur, que dis-je au pilote, une confiance avec laquelle il vaut mieux rester prudent, sait-on jamais, si les conditions venaient à se dégrader… Et hop, il suffisait de le dire, les conditions se sont dégradées. Drastiquement. Orage, routes détrempées, coulées de boue…En l’espace de deux heures, on prend la mer et les poissons sur la route devant nous… On adapte notre allure et on profite de la bande-son du V10 en attendant que cela passe. Dans ces conditions très dégradées, on a pu apprécier le comportement plus que parfait de la R8. Encore un bon point. On peut rouler sous la pluie. Voire plus. Avec le retour du soleil, on reprend l’ascension des cols à bonne allure, les virages s’enchainent et le GPS bien zoomé juste devant les yeux permet de bien anticipé la prochaine épingle. Et de projeter encore plus violement l’auto jusqu’au prochain. On teste alors aussi l’excellent freinage et son endurance, avec le carbone céramique de notre version Plus, est excellent.

A chaque arrêt que l’on fait on observe la côte de popularité de la R8, elle attire les regards et déclenche sourires et pouces en l’air, sans compter les selfies des plus jeunes devant la voiture. Après avoir réalisé la chance que l’on avait d’essayer pareille auto, on s’est étonnés de la facilité avec laquelle on pouvait la prendre en main. Puis on s’est étonné de sa polyvalence, à la fois sage en confort et bestiale une fois la route dégagée. On ne s’étonnera par contre pas de son prix, à la hauteur de ses prestations comme on dit. Il faudra compter 199.000eur  pour la version V10 Plus, là où la V10 démarre à « seulement » 167.000eur. Le prix de l’excellence, de l’exclusivité et du rêve. Et surtout, le prix du p***** de sourire qui, 3 semaines plus tard, est toujours accroché à  nos visages.

Merci aux équipe Audi France pour ce merveilleux essai… Et pour leur confiance.

Merci aussi à Adrien de ABCmoteur pour ses photos de la R8 qui va vite. La rouge.

 

BONUS – Le 0 à trop vite :

 

La #R8v10Plus va de zéro à vite assez rapidement. #audiR8 #R8 #R8v10 #standingstart #video

Une vidéo publiée par Guillaume (@yomz) le