Samsung recevait la presse française au Palais de Chaillot pour présenter son nouveau flagship, le très attendu Galaxy S3. Rendez-vous était donc pris pour que W3SH vous fasse découvrir ce nouveau smartphone très haut de gamme.

Plus qu’une présentation c’est surtout l’occasion de prendre en main le produit, sur des bornes prévues à cet effet, ou mieux, avec l’aide d’un des nombreux démonstrateurs.

L’idée n’est pas de faire un test en profondeur du GS3 mais bien de partager nos impressions après une première véritable prise de main du smartphone.

Tout d’abord, l’aspect extérieur, le GS3 impressionne par son poids (133gr) et la taille de son écran (4.8′). Le smartphone est léger et le corps de l’appareil épouse bien l’écran, ainsi la taille XXL n’est pas trop gênante. Les bords fins sur les côtés aident grandement. Peut-être aurait-il pu être encore plus compact en gagnant sur la hauteur… Le bouton du menu est très effilé, donnant du dynamisme au design. Tout comme le liseré métal qui fait le tour du GS3. Dernier point positif sur le design, l’intégration du capteur 8MP au dos du smartphone est très bonne, celui-ci ne dépassant presque pas de la silhouette filiforme du mobile.

Les plastiques employés sont de bonne qualité, un peu trop brillants, mais les assemblages sont bons et le mobile sonne « plein ».

Un mot sur l’écran « Super AMOLED HD » ; il offre des très bons angles de vision, un contraste imbattable, mais il est comme ses prédécesseurs toujours aussi flashy. Question de gouts.

D’un point de vue purement subjectif, je trouve que si son design est réussi et qu’il n’y a pas de faute de gout, je reste sur ma faim. Le GS3 est presque trop sobre, il manque un petit peu de personalité… Mais comme il ne faut pas juger uniquement l’apparence, voyons ce qu’il a dans le ventre.

Equipé de Android Ice Cream Sandwich, Samsung a fait un véritable bond en avant depuis le GS2 en intégrant dans son GS3 de nombreuses nouveautés logicielles. De grandes nouveautés pas très nouvelles comme S Voice qui rappelle allègrement le Siri d’Apple nous préférons vous parler de petits plus vraiment novateurs comme la veille intelligente. En utilisant la camera avant, le GS3 « vous surveille » ou plutôt surveille votre regard: il adapte alors la luminosité à l’usage (multimédia ou ebook par exemple) et passe même en économie de rétro-éclairage voire en veille, si vous le quittez des yeux, après un délai à définir. Autre fonction maline, Direct Call ; on peut désormais passer un appel en portant le mobile à l’oreille depuis la rédaction d’un SMS. Simple et malin.

Nous avons aussi testé le capteur photo et son mode rafale 20 clichés en à peine deux secondes. Rapide. Très rapide. Un second mode rafale permet lui de ne conserver que la meilleure photo sur une série de 8. Malin. Très malin. Mais on trouvait déjà cette idée sur la gamme One d’HTC.

Autre innovation 100% Samsung, Pop up Play qui permet de visualiser une vidéo en pop up, à la manière du « picture in picture » de nos TV. Le système est sympathique, il le sera encore plus quand il sera compatible avec les applications de flux – applications des chaines TV – ou Youtube .

Le partage n’est pas oublié avec par exemple S Beam, il devient possible d’échanger des fichiers entre deux GS3 avec un simple contact des mobiles dos-à-dos. Après un rapide appairage NFC, le transfert s’effectue à la vitesse d’un Giga en 3 minutes nous a t’on dit. Impressionnant, mais on n’a pas pris le temps de tester. Pour un partage plus social, Samsung a équipé le GS3 de Social Tag qui reconnait vos amis dans vos photos pour entrer directement en contact avec eux – grâce à un pop-up contextuel. De même une fois les visages identifiés, « tagués », le partage des photos peut se faire directement vers leur email, ou via Facebook.

Un dernier mot sur l’interface maison, TouchWiz UX. Si la couche logicielle propriétaire a subit un joli lifting, elle ne permet pas au GS3 de vraiment se différencier de l’interface native Android. Sur ce point, l’avancée de Samsung est moins marquante.

En guise de conclusion, nous avons donc un sentiment positif sur le nouveau vaisseau amiral Samsung, mais il n’est pas exempt de défauts et la concurrence est plus aiguisée de l’année dernière. Si en 2011 Samsung régnait sans partage sur le haut de gamme Android, en 2012, la concurrence est plus relevée avec, pour ne pas le nommer, le HTC One X.

Un beau duel qui bénéficiera aux fans de smartphones, qui ont cette annéedu choix pour se faire plaisir.