Free Mobile a dévoilé ses chiffres et vient d’atteindre les 2,6 millions d’abonnés (en moins de 100 jours). Malgré un lancement supersonic et une offre la moins chère du marché (à option identique) j’ai décidé de mettre fin à mon abonnement. Voici mon histoire.

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Il y a 2 mois (autour du 15 février), j’ai décidé de sauter le pas. Une partie des geeks et des consommateurs avaient compris que Free avait bouleversé le marché avec des prix divisé par 3 (surtout si vous ne renouvellez pas votre téléphone mobile au bout de 24/36 mois), avec au minimum un prix divisé par 2.

Free Mobile le trublion du web avait alors lancé son offre mobile le 10 janvier et les promesses étaient belles. Appels/SMS illimités, 3G illimités (3 Go puis débit réduit) pour 19,99 euros (ou 15,99 pour les abonnées Free) … je ne vous refais pas l’article, il est ici.

Avant de recevoir ma puce, j’avais déjà eu échos de certains problèmes réseau, SMS en retard, accrochage difficile de la 3G … J’ai donc décidé de passer le pas en 2 étapes.

La première étape : La cohabitation
Dans un premier temps, j’ai décidé de prendre une carte SIM Free Mobile à 2 euros par mois (sans engagement de durée) avec 1H de communication et 60 sms. Cela ne creuserait pas mon budget (24 euros par an, ça vaut le coup d’essai) et surtout ça permettait d’avoir une carte SIM à mettre à disposition de mes amis venant de l’étranger (cas pratique auquel il faut penser lorsque vous voyagez pas mal ou recevez des étrangers en transit en France pour quelques jours).

De ce coté-là, je suis agréablement surpris et ce pour plusieurs raisons.
// La première est le gain d’autonomie. J’ai récupéré une utilisation réelle de mon mobile, qui tenait moins d’une journée et avec lequel je tiens maintenant plus de 2 jours sans recharger. Bien que ceci ne soit pas dû à Free, mais plutôt au fait que le forfait à 2 euros ne comprends pas la 3G et consomme donc en conséquence moins de batterie…
// La seconde réside dans les échecs d’appels. En effet même présent, il me suffisait de recomposer le numéro de téléphone pour que cela fonctionne au 2e ou 3e essai. Le prix du forfait si bas et l’absence de 3G justifiait le fait de devoir rappeler. Pas de raisons de s’énerver.
// Enfin la troisième raison est que j’avais gardé un forfait Bouygues Télécom Entreprise (payé par ma boite) et que le jumelage était parfait. Plusieurs numéros de téléphone (sphère privé/professionnel respectées).

La deuxième étape : Full Free
Toutes les étapes d’enregistrement se sont bien passées (portage rapide, réception SIM rapide en 5 jours, et activation en moins de 24 heures). Tout se déroule en douceur. Mais pourtant mon cauchemar commence ici.

// La 3G illimité limité Pour infos, j’habite en Ile de France et je prends le métro quasi-quotidiennement (pour ne pas dire tous les jours). Et le constat est triste : là où avec les autres opérateurs, j’avais une reception 3G (non continue mais constante), avec Free je me contente d’un Edge qui a du mal à passer. Triple Ouch! J’ai du mal à le croire mais la force de Free et sa 3G illimitée (3Go) est limitée par le réseau et sa capacité à servir ses utilisateurs. (MAJ : Je confirme avoir la 3G sur la ligne 7 entre Villejuif et Opéra)
// Le texto de la veille La goutte d’eau qui fait déborder le lac est la gestion des textos. Envoyer un texto est devenu un véritable moyen de communication. Avec l’apparition de l’illimité, c’est même devenu le chat 2.0, comme une bouteille lancée en pleine mer, en attente de la réponse.
Mais quand la bouteille arrive un peu tard, c’est le début des engueulades :
Ma chérie : Comment ça t’es sur Paris ? Tu m’avais pas dis que tu resterais au bureau aujourd’hui ?
Moi : Si ma chérie, pourquoi tu dis ça ?
Ma chérie : Je viens de recevoir un texto de ta part « Je suis à Pyramides, tu me rejoins? » tu t’es trompé de destinataire mon lapin.
Moi : ah, mais je t’ai envoyé ce texto la veille, je te montrerai sur mon téléphone.
Bon si vous n’avez pas de copine, ça va encore. Mais imaginez que les quiproquo que cela peut amener :
Rendez-vous manqué, quiproquo professionnel ou encore amitié gâchée. ..
// Les appels coupés A cause d’un réseau encore en construction, il y a pas mal de coupures dans les appels. Même si il suffit de rappeler les correspondants, je trouve qu’il y a un gros effort à faire dans ce domaine. Et qu’il faut au moins que les appels aboutissent et ce du premier coup. Entre les appels directement sur le répondeur et l’abscence de notification pour dire que vous avez un message. Mémé est déjà dans les orties

Alors pourquoi je peste contre Free Mobile ? Parce que j’aime cet opérateur qui fait bouger les lignes de marges défendues par les opérateurs historiques. Je leur souhaite de réussir et ils le feront sans doute en améliorant leur réseau et leur approche technique. J’ai une Freebox Révolution qui a mis du temps avant d’être parfaite mais je ne les ai pas quitter pour autant. D’ailleurs une fonction dont je vous ai parlé ici, vient d’être lancé en grande pompe et donc les joies de la connection à FreeWifi en automatique, devient une fonction bien pratique, surtout en déplacement.

Le modèle sans engagement est une force mais aussi une faiblesse pour eux. J’ai décidé d’aller sur B&You qui propose sensiblement la même chose 19,99 euros / 3 Go / SMS et Appels Illimités et donc correspond à mes besoins actuels. Je vous ferai un report après mon mois chez B&You.

Recapitulatif :

Point fort :

– le prix imbattable
– la fonction WiFi et le réseau FreeWifi

Point faible :

– SMS en retard
– Pas de 3G dans le métro
– échec d’appel régulier entrant comme sortant, imaginez les cas d’urgence …

 

PS : je ne parle même pas d’une utilisation à titre professionnel car l’instabilité n’est tout bonnement pas … supportable. Mais si vous avez à utliser votre ligne a titre professionnel, choisissez un autre opérateur… pour le moment.

Et vous? Votre retour d’expérience ?