Le constructeur américain Ford a profité du salon automobile de Francfort pour présenter son premier concept de E-Bike.

Le concept E-Bike a pour vocation de montrer comment le style Ford pourrait s’appliquer à un vélo, mais malheureusement, ce concept devrait rester dans les placards puisqu’un production n’est pour le moment pas prévue.

Pour concevoir le E-Bike, une équipe du design Ford menée par Martin Smith, le directeur exécutif du style, s’est associée à cyber-Wear, la marque allemande qui crée les produits de la Ford Lifestyle Collection. Ensemble, ils sont partis d’une feuille blanche pour inventer un vélo électrique dédié aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Voici rapidement la description technique nous a envoyé Ford.

En aluminium et en carbone, le cadre en forme de trapèze est très rigide et ne pèse que 2,5 kg. Les jantes à six branches à profil en V semblent flotter autour du cadre, tandis que le système d’assistance électrique entièrement masqué donne à l’ensemble un aspect minimaliste.

Le système d’assistance électrique est constitué d’un moteur implanté dans le moyeu avant, d’une batterie lithium-ion dissimulée dans le cadre, d’un module de contrôle intégré et d’un capteur à magnétostriction, une technologie brevetée issue de la Formule 1. Les matériaux magnétostrictifs se déforment sous l’action d’un champ magnétique. Ils ont donc la propriété de convertir l’énergie magnétique en énergie cinétique, et vice versa. En Formule 1, ces capteurs à magnétostriction sont employés pour leur aptitude à supporter les très hauts régimes du moteur et les fortes contraintes thermiques. Ils ne nécessitent pas de contact avec les autres éléments mécanique, sont insensibles à la température et sans entretien.

Sur le Ford E-Bike, première application de cette technologie dans le monde du cycle, les capteurs mesurent la rotation des roulements du boîtier de pédalier et transmettent l’information en un centième de seconde au module de contrôle, qui peut alors activer ou désactiver le moteur électrique. Il délivre alors son assistance en parfaite synchronisation avec l’effort des jambes. Car, comme son nom l’indique, un vélo à assistance électrique ne fournit sa puissance qu’en accompagnement du pédalage.

La batterie, d’une capacité de 340 Wh, offre jusqu’à 85 km d’autonomie avec une charge complète. Un écran sur le guidon indique les données du trajet (autonomie, vitesse, distance…) et permet de sélectionner l’un des trois modes d’assistance : économie, confort ou sport.

Le système d’assistance électrique est associé aux composants les plus pointus. Le moyeu à 11 vitesses intégrées est un Shimano Alfine, commandé par une manette Shimano Rapidfire aux spécifications 2012. La courroie en carbone qui remplace la chaîne traditionnelle n’est pas seulement plus légère et plus propre. Elle transmet aussi l’énergie plus efficacement.

En tout cas, cela donne envie de faire du vélo 🙂