La 3D est arrivée chez les geek en forçant tous les barrages technologiques et en s’imposant comme « must have » de la décennie à venir. Passera t-elle les tests de selection ou restera t-elle une norme marginale à mettre aux oubliettes ? Petit tour d’horizon.

3D

// LA 3D et la 2D

La 3D n’a qu’une seule rivale la 2D. Pourtant le rapport de force n’est pas à son avantage, puisque d’une part la 2D est déjà dans tous les foyers en natif. Et d’autres parts, pour percer, la 3D doit proposer à systématiquement une version 2D. Films au cinéma et DVD, Nintendo 3DS avec un bouton pour supprimer l’effet 3D, les télés 3D qui font aussi télé 2D. En matière de photographie 3D, même si l’arrivée prévue cette année d’objectif 3D se précise, elle ne sera pas la killer application qui fera que la 3D s’impose dans les foyers. Les caméscopes se mettent aussi en rang de bataille.

// La 3D technologie d’égoïste?

Pour le moment, l’expérience 3D est une expérience solitaire. Les freins comme le port de lunettes obligatoire ou le champ de de vision freinent l’enthousiasme. L’argument de poids, pour qu’un fabricants pénètre et s’impose dans les foyers, serait de proposer une expérience 3D partageable. Le frein est à ce niveau technologique.

// Effets de profondeur vs effets de sortie d’écran

Bon nombre de réalisateurs et de producteurs de contenus, se contentent de proposer des effets 3D profonds. Même si nous sommes enthousiastes à l’idée de voir en profondeur, ce qui est caché restera caché. Ce sont d’autres effets que les utilisateurs attendent, les effets de sorties d’écran, qui sont les plus impressionnants (par exemple, les pubs Haribo et Oasis). Très peu de films utilisent ces effets et les jaillissements ne sont pas techniquement plus difficile à introduire.

// La 3D doit combler les trous de la chaine.

Il y a une guerre pour la production de contenus, mais les contenants ne se facilitent pas la tâche. 2 problèmes stratégiques à ressoudre au plus vite : la guerre des standards technologiques, chez les fabricants de lunettes par exemple, et le manque de complémentarité produits dans la chaine, un appareil photo en 3D c’est bien, mais je peux pas encore voir les photos sur mon PC car l’écran et la carte graphique ne diffusent pas encore la 3D (même si Nvidia commence à proposer des solutions lunettes + carte graphique). Ma télé est 3D mais pas mon lecteur DVD Blu-ray. Mon smartphone n’est pas encore 3D… etc. Bien entendu, le fossé va se combler petit à petit, et je mise qu’en 2013, nous aurons déjà tous, au minimum, 1 produit 3D à utilisation courante, mais même à ce niveau, est ce suffisant ? Et la guerre des standards ne va t-il pas conduire à un statu quo, freinant les acheteurs qui attendent une normalisation…

// ET DEMAIN ?

L’enjeu c’est de nous faire adopter les lunettes 3D pour d’autres utilisations que la salle de cinéma et les DVD 3D. L’avenir passe par une diversification du lieu d’utilisation de la 3D.

Car dans un futur plus lointain, que se passera t-il lorsque tous les enfants porteront des lunettes 3D, dès la naissance ? J’ai une théorie personnelle. Le futur viendra de la capacité à proposer de la réalité augmentée, en même temps que la possibilité de voir en 3D. Imaginons que nous soyons équipés de lentilles, qui émettent un signal GPS, et nous donnent des infos en temps réel et, en sur-impression des images que nous voyons. cela tuerait les lunettes 3D et imposerait une norme directement aux constructeurs. Nous n’aurons donc plus de problèmatiques de hardware (lunettes) il suffirait que les lentilles traduisent le signal.

Et vous, consommez-vous déjà de la 3D ?