Le 10 mai dernier est sorti le second volet de Lost in Blue. Il n‘y a pas de véritables nouveautés dans cet opus qui s‘avère être une copie quasi conforme du premier.

Amy est Jack sont sur un bateau. Comme dans Titanic le bateau coule… et les deux se retrouvent sur une à®le déserte (c‘est quand même mieux que les icebergs). Donc on l‘aura compris le but du jeu est de les faire survivre dans cet environnement hostile : animaux sauvages (il faut apprendre à  se battre à  mains nues, style Rahan), météo hostile, tremblements de terre et tutti quanti. En tout début de partie il faut sélectionner le personnage que l‘on souhaite contrôler (moi j‘ai choisi Amy… girl power !), l‘autre étant relégué dans un rôle d‘assistant accessoire.

Pour survivre, il faut trouver de la nourriture, de l‘eau et un petit nid douillet (un grotte quoi). Mais il faut aussi et surtout explorer l‘à®le afin de pouvoir exploiter au mieux toutes ses possibilités et trouver le moyen de se faire sauver. Le problème se pose ici. Comment partir en exploration quand les jauges de fatigue, de faim et de soif ne cessent de baisser à  une vitesse vertigineuse ? De ce fait, les premiers temps, le jeu se résume à  aller chercher des provisions, manger, en mettre de côté, retourner en chercher et ainsi de suite. Il faut donc supporter les deux pleurnichards qui ne cessent jamais de se plaindre (« j‘ai faim », j‘ai soif », « j‘suis fatigué », « j‘vais mourir »… manque plus que les « j‘ai envie de faire pipi » et « c‘est quand qu‘on arrive » pour que ce soit complet !) et les nourrir en continu… sinon ils s‘écroulent en quelques minutes. A la limite de l‘agacement puisqu‘on préfèrerait quand même avancer dans l‘à®le plutôt que d‘aller chercher des noix de coco.

Le second personnage (Jack dans mon cas) s‘avère être un véritable boulet. En effet, il est incapable de faire quelque chose tout seul. Si on lui demande d‘aller chercher à  manger, il ne va pas penser qu‘il peut grignoter sur le chemin et va revenir tout fatigué et affamé, il faut le prendre par la main pour l‘emmener boire… le problème c‘est qu‘on peut pas le laisser mourir (ça m‘a traversé l‘esprit plus d‘une fois).
Jack et Amy doivent utiliser l‘environnement et donc construire divers ustensiles pour cuisiner et chasser. Par exemples, une liane et un bambou peuvent être assemblés pour faire un arc, on peut tailler des bouts de bois pour faire des lances pour pêcher… et puis on doit construire des meubles pour le confort (on se croirait à  Koh Lanta… manque que le totem) : alors au début on a rien, et puis si on s‘accroche (tout le problème est là ) on peut avoir des lits ou encore un table, et même une cabane dans un arbre comme les vrais Robinsons.

L‘utilisation du stylet est assez judicieuse et bien trouvée : par exemple il faut frictionner deux morceaux de bois et souffler dans le micro pour faire démarrer un feu, secouer les arbres pour faire tomber des fruits, déterrer des coquillages sur la plage, découper les aliments et les retourner sur la pierre de cuisson…
Les graphismes sont agréables avec une 3D nette. C‘est joli sans être toutefois impressionnant.
En résumé, Konami a fait une copie du premier épisode et sert du réchauffé. Il n‘y a que très peu de nouveautés par rapport à  la première aventure (cuisine, combats contre les animaux sauvages, plongée…). Le temps de jeu est long, mais malheureusement gonflé artificiellement par tout le temps perdu à  donner à  manger sans cesse aux personnages. Le jeu est dur, pour survivre faut en vouloir, mais en même temps on a jamais dis que Koh Lanta était une partie de plaisir, vaut mieux faire L‘à®le de la tentation pour ça…