Qu’un film de deux heures paraisse en durer cinq est loin d’être un bon présage… Que la moitié des spectateurs quittent la salle de projection en cours de route non plus… Ceci dit, je ne suis pas d’office un adepte de Brian De Palma (à  part le monumental Scarface bien sur). Ce qui ne m’empêche aucunement de reconnaà®tre la valeur artistique de ses films, dont les images pourraient d’un claquement de doigts se retrouver exposées dans un musée tant il les travaillent avec un souci du détail qui force le respect.

L’histoire était pourtant simple… Une aspirante actrice sauvagement assassinée; meurtre non élucidé et enquête chargée. De quoi exciter les aficionados de polar policier, mais De Palm en a trop fait et s’est perdu lui même.

Tout semble avoir été complexifié à  la puissance mille, le film tarde un peu trop à  démarrer ! à€ un point tel qu’au tiers du film on se prend à  se demander ou tout celà  s’en va et à  chercher l’intrigue promise. En effet, le scénario est tellement décousu qu’on en perd rapidement le fil (sans jeu de mots !). Au troisième tiers, de Palma a du s’en rendre compte puisqu’on a alors l’impression qu’il s’est efforcé de revenir à  ses moutons et d’ainsi bacler l’histoire. Fallait bien qu’on nous parle enfin du meurtre en question non ?

Du reste, les talentueux acteurs offrent un jeu trop codifié et maniéré pour soulever les passions.

Bref, je résume. Un bide…