Gros coup de coeur du moment : Grand Corps Malade.

Je pourrais vous parler de lui en vous disant que c’est un activiste des scènes de slam, qu’il a arpenté toutes les scènes de tous les bars avec ces textes déclamés a capella,qu’il a gagné les premiers grands tournois de slam et que la scène commence à  bien le connaà®tre. Je pourrais aussi vous dire qu’il a fondé l’asso « Flow d’encre », pour apprendre et faire partager l’art du slam, et que surtout son album, MIDI 20 est disponible depuis un mois.

Mais présenter cet artiste de cette manière n’a aucun intérêt. Tous ce que je peux vous dire sur lui, c’est que la première fois que je l’ai entendu,j’ai arrêté ce que j’étais en train de faire et je me suis assise pour l’écouter. La musique, la radio sert souvent de bruit de fond, on l’écoute en faisant autre chose. Mais Grand Corps malade on ne peut pas l’écouter sans être totalement happé par sa voix.

C’est percutant, souvent drôle et toujours poétique….en un mot c’est vrai. Ca vous prend aux tripes et ça ne vous lâche plus. L’amoureuse des mots que je suis n’a pu que tomber éperdument éprise de ces mots, de cette justesse qu’on ne peut comparer avec personne. Peut être un peu dans la veine d’un Miossec. Je suis sans doute dithyrambique, mais Grand Corps Malade fait partie de ces artistes avec qui on ne peut pas être tiède : on aime ou on déteste, mais dans les deux cas on le fait avec passion.

Allez écouter d’urgence ce grand mec, et je vous promet que quand le slam s’arrêtera, vous n’aurez plus qu’une envie, c’est de dire à  ce grand corps malade « continue ,dis moi encore des choses, joue encore avec les mots pour moi.. ».

et pour ceux qui se demanderaiant ce qu’est le slam :

C‘est quoi, c‘est qui, ces mecs chelous qui viennent pour raconter leur vie
C‘est elle, c‘est lui, c‘est moi, c‘est nous, on vient même si t‘as pas envie
Mais si t‘écoutes un tout petit bout, p‘t-être bien que t‘en sortiras ravi
Et ça c‘est important pour nous, c‘est grâce à  ça qu‘on se sent en vie

(Grand Corps Malade, Attentat verbal, 2004)