Seigneur de Guerre, récit d’un marchand d’armes de calibre international, porte à  une réflexion sur la guerre vue des yeux d’un homme qui permet ces guerres. Nicolas Cage, excellent, nous raconte son histoire, de ses débuts dans les années 1980, jusqu’au milieu des années 2000.

Le film s’ouvre sur la phrase «il y a actuellement 550 millions d’armes en circulation dans le monde, soit une par 12 habitants. La question, c’est de savoir comment armer les onze autres.» Déjà , le ton est donné.

Son histoire, d’abord idyllique, devient un cauchemar, en écorchant tout sur son passage, de la bureaucratie à  l’abandon de l’Afrique par l’Occident, en passant par Bush en personne. Cette critique est très bien orchestrée, très subtile quoique virulente, c’est le spectateur lui-même qui va la formuler au bout de la ligne. Personne n’est innocent, personne n’est totalement coupable, et on arrive à  croire aux motivations des monstres présentés.

Nicolas Cage est excellent, très réel, son côté pince-sans-rire lui va à  merveille dans ce film, il possède totalement son personnage.

Avec un sujet qui aurait fait le bonheur d’un Michael Moore, Andrew Niccol a toutefois préféré la fiction, ce qui, heureusement, ne nuit pas au propos et pousse le spectateur à  se poser mille et une questions sur sa position face à  ce fléau.

Bon cinéma!