Ce sont quatre « frères », deux Blancs et deux Blacks, issus de familles qui les abandonnèrent très tôt à  leur sort. Quatre laissés-pour-compte, quatre incorrigibles gamins qui accumulaient les « bêtises ». Evelyn Mercer a été la seule à  croire en eux, à  les recueillir et à  les aimer. Lorsque leur « mère » est abattue par deux braqueurs de supérette, les quatre frères se retrouvent pour un dernier hommage et constatent que le temps ne les a guère changés. Bobby, la tête brà»lée, n’a rien perdu de son impulsivité et de sa virulence ; Angel, le macho, s’apprête à  reconquérir une belle Latino abruptement plaquée ; Jack, le benjamin, espère encore imposer ses talents de rocker. Seul Jeremiah, le plus posé de la bande, a fondé un foyer et s’est lancé dans les affaires. Il est aussi le seul des quatre frères à  faire confiance au lieutenant Green pour retrouver les assassins d’Evelyn…

Après le meurtre de leur mère, quatre frères adoptifs, deux noirs et deux blancs, désirent la venger. Armes à  feu, courses d’autos, argent, corruption et violence, tout se présente au rendez-vous. Un récit bien mené et soutenu, une intrigue à  résoudre, une bonne dose d’humour, un bon film d’action américain, comme seul eux savent le faire. John Singleton nous apporte un bon divertissement sans prétention mais avec une réalisation intélligente.

Intelligent aussi pour la qualité des relations entre membres d’une même famille, avec ses doutes, ses suspicions, ses erreurs de jugements. Mais aussi, la force des liens qui les unissent, le désir de justice et de vengeance qui nous anime tout un chacun.

La fraternité est une des valeurs que je respecte le plus… Et c’est sans doute pourquoi j’ai adoré ce film.

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