Nokie Fise 2005 deuxième partie…

Voilà  pour toutes les nouveautés. Slidons maintenant jusqu‘aux disciplines les plus pratiquées dans l‘univers du sport extrême, et qui sont le nerf de la guerre du FISE : Roller Inline, Skate, et BMX. Ses 3 disciplines déclinées en 2 spécialités : le Street (pour « parcours urbain ») et la rampe, plus le Flat et le Dirt en BMX, soit 3X2+2 = 8 déclinaisons au total.

Pour la deuxième année consécutive, le Nokia FISE accueillait la Coupe du Monde de Skateboard, en Street et en Vert (rampe). Avec une aire de Street dessinée par Dave Duncan (légende Américaine de la planche à  roulettes qui était présent en tant que juge et speaker monolingue…) et une rampe de 13.5 mètres de coping FISE AREA (Société de création et location de modules également lié au FISE). Les meilleurs skaters mondiaux étaient à  Montpellier pour clôturer leur Européen Tour, après Munster et Prague, citons Dany Hamard, Sandro Dias, ou Terence Bougdour.

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Terence Bougdour saluant Dave Duncan, et qui lui demandera de dédicacer sa planche jaune (et oui, même les pros on leurs idoles).

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Les skaters de l‘organisation refont le lissage de la rampe.

En roller Inline, c‘est la même rampe que pour le skate qui a vu notre Taà¯g Khris national terminé logiquement premier, ce rider français de renom qui, le week-end, n‘est pas animateur de la partie glisse urbaine de l‘émission « L‘été de tous les records » sur France 3. En Street, le roller partage avec le BMX une autre aire que celle pour le Skate, une aire pensée par le crazy roller crew, créée par FISE AREA, et qui n‘a rien à  envier à  celle des derniers X-Games aux USA, X-Games qui ont désormais renoncé au Street Roller. Comme chaque année, la finale Roller Street est un des moments phares, et cette année a une nouvelle fois tenue toutes ses promesses grâce une nouvelle fois à  un très bon plateau : Brian SHIMA, Ilia KOUTCHOUKOV, Alex BROSKOW, ou le jeune prodige Français Stephane ALFANO.

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Taà¯g Khris, qui n‘aura pas exécuté le double backflip qu‘il montre sur France3.

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Le coin speakers/juges du Roller.

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Taà¯g Khris, qui ne pratique pas le Street, est juste spectateur et fait partager ses commentaires à  l‘entourage.

Le vélo à  petites roues de 20‘‘, entendez BMX, est sans aucun doute la discipline qui rencontre toujours le plus de succès. Parce qu‘elle est très haute et spectaculaire, que se soit en Rampe, Street, ou en Dirt (succession de bosses de terre). Mais cette année le niveau était lui, avouons-le, moins haut qu‘à  l‘accoutumé. En cette édition 2005, pas de Dave Mirra et son 900° sur la Rampe, ou réalisant son très rare et incroyable double Backflip sur la table (prononcez « Teà¯beul ») de l‘aire de street, contre Jay Miron et son 3.6. double Tailwhip ; ni de Ryan Nyquist effectuant un Suicide No Hander en Dirt, ou de Viki Gomez et de Michael Steingraeber en Flatland.
Néanmoins, en Vert (Rampe, je vous le rappelle) Matt FAIRBAIRN, Edouardo PERREROS, ou des riders normalement spécialisés dans le street, ont su monter haut malgré le vent (régulier sur le FISE), et rentrer quelques beaux Tricks (Flair, TailWhip Air, 540°), sans toutefois les enchaà®ner.

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En Dirt, un maximum de « dirters » dont Romuald NOIREAU (dit BiBi), ont offert un bon spectacle lors de la compétition nocturne du samedi, sans malheureusement continuer le show le dimanche.

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Le Dirt, étrangement peu utilisé les autres jours que la compet‘.

Le Flatland, ou Flat, est la moins connue des déclinaisons du BMX, bien qu‘elle suscite toujours la curiosité. Oui… vous savez bien en fait, c‘est « les gars qui font du cirque avec leur vélo trop petit pour eux »… pffff, « du breakdance sur vélo » serait plus juste. Des fidèles français étaient aux RDV, tels qu‘Alex JUMELIN, qui aura très bien ridé cette année, Alexis DESOLNEUX, ou Christophe DASSIE ; les Japonais HIROYA Morizaki et RYOJI Yamamoto auront amené pour la seconde fois consécutive leur créativ‘ touch en plus de leur très bon niveau. Pour parler tout de même un peu de la partie Amateur du FISE, intéressons-nous particulièrement au Flat Amateur.

Car pour avoir pratiqué longtemps le Flatland (plus intensément que le Roller Inline), c‘est certainement dans cette discipline que la différence de niveau avec le Pro est la moins visible. En effet, certains tout fraà®chement passés pro aurait mieux fait d‘attendre encore un peu, et certains amateurs pourraient eux concourir en pro. C‘est le cas, soyons chauvin, des frères MOHAMMEDI, locaux et anciens collègues perso de bitume, Mustafa et Bachir, respectivement 1er et 3ème du contest, et qui roulent sans frein (difficulté supplémentaire, vous en conviendrez).

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Run très pur et très technique du Japonais HIROYA Morizaki.

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Les frères MOHAMMEDI, descendus du podium de remise des prix (price money + GSM Nokia pour le premier).

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Une grille de passage et notes pour les juges – ici celle de la finale BMX Flat Pro, jugée exceptionnellement par les Amateurs, eux-mêmes jugés logiquement par les Pro.

Le Street BMX, bien que sans Dave Mirra et Ryan Nyquist, a tenu son rang de moment le plus attendu et spectaculaire du dimanche, et donc du FISE. La finale fut très très bonne, car les puristes streeters Canadiens et Américains John HEATON ou Rob DARDEN ont dà» maà®triser les ardeurs et le niveau en constante progression des Français, en force dans les 8 retenus après les qualifs. Les « Montpellier, est-ce que vous voulez voir de la cascade..?», « oouuuuhhhhhh ! », et « Qu‘est ce que vous dites de ça Montpellier..? » ne se comptaient plus, Lionel Cardoso, speaker de la partie BMX depuis les touts débuts du FISE, a son propre style et connaà®t parfaitement les tricks, il est lui-même rider pro en BMX Flat, et speak couramment l‘Anglais dans son comment‘.

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Beaucoup moins de public lors des training, ici en BMX Street Pro, vu des gradins.

C‘est ça aussi le FISE, une atmosphère sonore, une communauté, bien que beaucoup de monde des alentours y vienne en simple « curieux ». Un Woodstock du sport, extrême il va sans dire, o๠les riders professionnels comme amateurs arrivent des quatre coins de France, Europe, et du Monde, en break, van, à  la « je m‘en foutiste », pour dormir sur place dans des tentes (ou surtout « faire la fête »), airer et pratiquer toute la journée, dévêtu, en grunge arborant ses cicatrices comme des trophées ou des preuves de sa passion, sa philosophie de vie. Beaucoup de Fashion aussi, du streetwear biensur, « la » marque est de rigueur, de l‘internationale à  la moins connue, tel StereoPanda, la très prometteuse marque stylée vintage 70‘s-80‘s d‘un team de Flatlanders Français de renom, en vente actuellement chez Dadawan.com. Un festival à  proprement parler avec des stands de fringues, outils de glisse, et accessoires spécialisés, des snacks, et des activités connexes, tel que le saut à  l‘élastique depuis une grue.

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Mini motos, quads, BMX, parmis les nombreux stands.

La terre et sa poussière sont omniprésentes, les infrastructures laissent parfois à  désirer, rien à  voir avec les clean voir trop clean X-Games, car l‘esprit n‘est pas le même, il est free, moins pourri par le business aux dires des riders internationaux, qui font du FISE, déjà  événement Number One Européen en la matière, un de leurs tout préférés contests.

Article écrit par Eksyt