La féria de Pentecôte de Nà®mes est la plus grande des férias de France, bien plus importante car aussi plus vieille que ses petites sÅ“urs féria de la Primavera et féria des Vendanges, et incomparable avec ses concurrentes de Béziers, Ales et autres villes du Sud. Chaque année, sur sa durée, on compte autour d‘un million de personnes, ce qui en fait l’une des fêtes les plus populaires d’Europe. Une fête de la tauromachie, avec les corridas qui sont à  la base de cette fierté Nà®moise, mais aussi une fête tout court, avec musique, alcool et spécialités locales : Pastis, tapenade, brandade, au soleil ou en Bodéga… bref Apéro Time Attitude… Enfin, ça c‘est ce qu‘il se dit, alors pour vous, Parisiens, Franciliens et autres gens qui ne prononcent pas « Putaing » , w3sh.com est allé vérifier, et ce, dans un souci d‘objectivité et de professionnalisme, en appareil photo numérique caché, sans avoir demandé les badges « Presse » pour ne rien fausser. Nous avons donc fait la féria tout du long, en large, mais surtout de travers…

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Mardi 10 mai ; La ville est plus rouge que jamais, et pour cause, ce soir Nà®mes ouvre sa féria de la Pentecôte 2005, mais voit aussi ses crocodiles de National 1 en demi-finale de la coupe de France de Football. La place en face les fameuses arènes accueille un écran géant pour retransmettre le match contre Auxerre.

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Il pleut mais même sous la pluie : « Qui ne saute pas n‘est pas Nà®mois.. ! Héééey‘ !», scandent les Gladiators, en agitant des fumigènes, tout en sautant bien sur. Nous, on a acheté des sacs poubelles en forme de sweat à  capuche, 3€ pièce, c‘est mieux mais plus cher que les dérobés panneaux publicitaires MIDI-LIBRE, même s‘ils étaient de circonstance par leurs couleurs rouge et blanc. Finish : 2-1, la belle épopée des crocodiles s‘arrête, mais la féria va officiellement commencer, c‘est la pégoulade ; un cortège de danseurs, de musiciens qui forment des « Peà±as », et de figurants autour ou dans des chars, qui défilent dans les boulevards jusque dans les arènes, o๠le feux d‘artifice y est tiré.

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Cette pégoulade est depuis très peu avancée au mardi, car c‘est avant tout une animation familiale, et le lendemain les pétchos ne vont pas à  l‘école, alors tout le monde il est content : enfants, parents, et commerçants licenciés 4, snacks, ou vendeurs de gadgets et ballons pour petits ou grands enfants, c‘est un soir de plus, un petit soir, mais déjà  la débauche. Car si c‘est un soir de semaine, les Gardois, les vrais ont pris leurs congés durant là  féria, pour décuver les lendemains, ou pour fuir leur ville assiégée par les fêtards et les CRS, et s‘y vous y ajouter le bruit et l‘odeur…
Oui Trash, tel était le fond que je voulais pour mon reportage; du saoul jusqu‘au vomi, de la connerie au sang..? trop facile c‘était, naà¯f padawan Eksyt était.

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Même le saké est à  la sangria, à  moins que ce soit la sangria qui soit au saké…

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L‘alcool aidant, des challengers pour quelques soirs s‘approprient la rue et les bodégas pour en faire leur terrain de jeu, on se lance ou lance à  autrui des défis improvisés ou perpétuels : on se déshabille, branche, ou pisse, n‘importe oà¹, n‘importe qui, sur n‘importe quoi (oui, rassurez-vous quand-même, c‘est bien dans l‘ordre). Ca c‘est pour l‘odeur, pour ce qui est du bruit, le fait d‘errer de comptoirs en comptoirs nous propose de bien belles cacophonies musicales, les gens chantent sur des chansons très souvent festives, hispaniques ou tauromachiques. Cracheurs de feu, jongleurs et autres artistes de rue profitent des rassemblements, et inversement.

gadgets, tendances, fashion, musiques, mode, hype, techno, culture urbaine, art
Remarquez la « blazittude » des gars…

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De la petites conneries à  la moyenne voir grande connerie il n‘y a qu‘un pas, à  chacun de juger, car souvent on ne se juge plus soi-même :

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Mais relativisons, ok, j‘ai mon Trash, mais l‘objectivité vous parlera d‘une certaine atmosphère de sécurité, car les patrouilles de CRS ne sont pas en manque, les gens sont plus que jamais ouverts, et leur très grand nombre paradoxalement rassure et fait que plus il y a de gens, plus il y a de cons, et de probabilité d‘incidents. Des coins calmes, posés, c‘est pas ce qui manque non plus, à  vous de les préférer, comme vous éviterez les « coupes gorge ». La journée, des manifestations taurines telles que des abrivados dans les rues ou des toro-piscines dans des petites arènes, restent familiales, et le soir, la mairie et les commerçants proposent des concerts en plein air. Les bodégas improvisées ou fixes, o๠on se pose pour y manger une paella ou une rouille, vous excentreront de la fourmilière.

Mercredi et Jeudi soir, ce fut donc trash, et vendredi et samedi on se disait qu‘on allait accuser le coup, mais on décuvait, faisait la sieste, pour mieux y retourner ; mais attention, pas avant 22-23h, et après s‘être préparé physiquement avec un appéro dans un appart Nà®mois… ewh, faut pas être trop fada non plus, owh.

Encore plus de monde, plus de comptoirs, pas forcément plus d‘alcool et de conneries, vendredi et samedi ce fut donc encore trash, et le dimanche, le jour du seigneur, chez nous… non, chez les gardois, et beh c pareil, on remet ça, car en plus le lundi de pentecôte est spécialement encore férié en pays gardois, au dépend du lundi de Pâques, c‘est pour vous dire. Toutefois, un peu moins de monde ce soir là  sur l‘axe principal de la féria, aka le Boulevard Victor Hugo, car du monde petit puis jeune était sur le parvis des arènes pour La Nuit de Nà®mes.

Succession de concert dés 22h30 : T-Rio, Laam, puis L5 ; alors, bien que lâché, je ne sais pas pourquoi, par mes camarades, j‘ai quand-même assisté, pour vous, à  quelques représentations de ses miss… merci qui..? Tout ça pour vous faire part de leurs chorégraphies assez bien répétés je dirais, et surtout un très bon niveau, niveau Play-back. Pas de Rock, hélas, mais toutefois de l‘électro avec Ariel Wizman (spéciale très bonne note à  lui et à  son acolyte drummer), Didier Sinclair, puis Antoine Clamaran. 3 DJ français de renom et prisés par la gente féminine (là  j‘avouerais avoir regretté de ne pas avoir demandé les badges Presse), et qui se sont succédés jusqu‘à  4h du mat, heure à  laquelle la féria ferme ses portes chaque soir, fort heureusement.

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Une féria de Pentecôte de Nà®mes qui s‘est terminé tranquillement le lundi soir de la Pentecôte, là  aussi fort heureusement, parce qu‘on aurait certainement encore tiré quelques soirs, et aurions encore plus mis du temps à  nous en remettre et à  témoigner par ce reportage, non-pas d‘un chemin de croix, mais d‘une bien belle semaine de fête, week-end prolongé compris, toutes proportions d‘alcool gardées.

Article écrit par Eksyt