Lorsqu‘on me demande si je me suis déjà  fait arrêter par la police, je ne peux malheureusement que répondre « oui ».
Et oui, votre serviteur à  la tête de gamin sage, plus poli qu‘une Nadine de Rotschild en vitesse de croisière, plus respectueux qu‘un Michel Drucker, votre serviteur s‘est déjà  vu pousser avec violence dans un panier à  salade pour être embarqué vers un poste de police, à  un age o๠les poils au menton n‘étaient encore que du domaine du fantasme.
Qu‘avais-je fait de mal ? Qu‘est ce qui avait pu pousser la police à  m‘embarquer ainsi que 2 de mes amis ?



Non, je ne faisais pas de graph, je ne vendais pas de drogue, je ne buvais pas d‘alcool, je ne volais pas d‘autoradio, je ne faisais pas de racket.
Mon seul défaut, en tout cas la raison pour laquelle j‘ai passé ma journée, complètement flippé, dans un poste de police, c‘était de faire du skate.
Quelle période sombre traversait le monde à  cette époque-là  ! Les skaters étaient les blousons noirs, les délinquants. Bientôt rejoins par les snowboarders. Il fallait absolument les parquer, les empêcher de nuire à  la population bien pensante et garante de la moralité.
Parmi les défenseurs de cette cause ségrégationniste, on trouvait une certaine Marielle Goitschel. Aujourd‘hui, des années plus tard, alors que le snowboard est presque d‘intérêt public pour les stations de ski moribondes, le retour de la frustration, de l‘incompréhension, et de la haine gratuite se personnifie sous le nom de François-Guillaume Lemouton, journaliste dont la réputation n‘a d‘égal que celle de rien.
François-Guillaume a certainement du mal à  oublier une rancÅ“ur ancrée au fin fond de sa personne vis-à -vis des skaters (un petit « Tony-Hawk-en-herbe » t‘aurait piqué ta meuf ?) ou alors il est sujet à  un excès de débilité profonde lié à  une surdose de Thierry Roland pour pouvoir écrire un pamphlet aussi ridicule dans le décidément si sportif journal l‘Equipe.
Pourquoi un Teenage tour de skateboard ? Mais mon cher François-Guillaume… parce que ! Il ne faut pas aller chercher plus loin… Imagines-tu simplement à  quel point tu n‘as aucune importance pour les jeunes et les moins jeunes qui vivent leur passion en toute simplicité ? Fais nous plaisir, reste ridicule dans ton coin avec tous les sectaires, les petits et les fermés d‘esprit.
Mais rassure-toi, ne perd pas espoir, on te donnera encore un gros paquet d‘occasions de déverser ton flot de débilités à  chaque fois que nous nous retrouverons pour fêter notre sport.
Toute ma compassion pour toi, Monsieur François-Guillaume Lemouton, toute ma compassion à  toi et à  tes semblables.