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Matisse “une seconde vie”

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Les 50 ans de la mort de Matisse ont suscité la multiplication des expositions à  son sujet. Apres la dernière expo « Matisse Picasso » au grand Palais en 2002, ma motivation était limitée de découvrir à  nouveau ce peintre de génie.
Et pourtant, « Matisse, une seconde vie » au Palais du Luxembourg (expo du 16 mars au 17 juillet 2005) offre a l‘Å“il averti une beauté pure, des gouaches extraordinaires et si rares.
Malgré tout, pour l‘Å“il béotien, je conseille vivement de vous plonger dans les livres ou expositions permanentes (cf. liste jointe) : la connaissance de « La femme au chapeau » et « Luxe, calme et volupté » est une absolue nécessité pour appréhender ces gouaches.

La maladie permet à  Matisse de s‘épanouir dans la peinture dès l‘âge de 21 ans. C‘est un second problème de santé en 1941, plus grave, qui l‘orienta vers cette nouvelle forme d‘expression. Ce supplément de vie qu‘il considéra avoir obtenu, a permis à  Matisse de se détacher de toutes contraintes. Je fais parti de ceux qui pensent que ces gouaches ne sont pas le résultat de sa maladie et de son alitement, mais de sa liberté créatrice, libérée du regard des autres.
Projet finalisé durant cette période, JAZZ est certainement l‘un des plus beaux livres ecrit et réalisé par un peintre.

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Il fait parti des livres obligés d‘une bonne bibliothèque. En parcourant cet ouvrage, si vous etes l‘un des heureux propriétaires de celui-ci, vous parcourrez un peu l‘exposition du Palais.
Fervent passionné de ce livre, je ne peux être objectif. Ces gouaches, aux couleurs vives éclatantes, sont d‘une pureté absolue. Matisse manie les ciseaux avec la même dextérité que son pinceau. Les couleurs et les mélanges de celles-ci ont influencé les peintres de la seconde moitie du vingtième siècle. Miro, De Stael ont à  leur tour osé la juxtaposition de couleurs franches.
Matisse a réussit, a travers ses gouaches, a révéler l‘essentiel, grâce a une abstraction maà®trisée. Les Å“uvres présentes sont d‘une excellente qualité. De plus, certaines ne furent exposées à  Paris que dans les années 60 pour la dernière fois.
C‘est une occasion unique de voir cela à  Paris et je pense, avant de nombreuses années.
Leur mise en scène est dépouillée et laisse place au talent de Matisse. La couleur ressort admirablement de ces murs blancs.
Comme vous pouvez le constater, je suis conquit par cette exposition et bien davantage que l‘exposition « Matisse – Picasso » car j‘ai redécouvert l‘Å“uvre ultime de Matisse, artiste qui maà®trisait alors tout son art durant les dernières années de sa vie.
Si je devais retenir que deux Å“uvres de Matisse, « Le cheval, l‘écuyer et le clown » et « luxe, calme et volupté seraient dans ma collection privée ; et vous ?

Pour completer votre connaissance sur Matisse :
Livres :
Jazz, réédition des éditions Anthèse, 520€ (2004)
Correspondance avec André Rouveyre, Flammarion
Expo :
Matisse et les couleurs des tissus, Metropolitan Museum NY (23/06 au 25/09)

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