Edouard, grand fan de la série Gran Turismo sur PlayStation2 nous donne ses impressions sur le 4ème volet de la série :

Gran Turismo 4, GT4, pour les intimes … une bombe longtemps attendue. Peut-être trop me direz-vous ! La sortie initialement prévue pour Noël 2004 avait été repoussée et on avait eu le droit à  GT4 Prologue. Un ersatz de jeu, me disais-je à  l‘époque.

Mais voilà , le jeu est sorti. Présenté en grande pompe lors du Cebit de Hanovre.
Soma m‘appelle. Il a le jeu. On peut enfin y jouer ! J‘enfourche mon scooter et 5 minutes plus tard, j‘arrive aux bureaux de w3sh magazine. La PS2 chauffe déjà , mais il m‘a attendu pour qu‘on partage la découverte ensemble de ce nouvel opus (Gran Turismo est synonyme de longues nuits de courses et de grands moments de délire). Soma met le disque, il monte le son de la chaà®ne Hi-Fi. L‘intro commence. Y a pas à  dire, c‘est beau. Comme d‘habitude les graphismes sont superbes, l‘impression visuelle magnifique (on croirait voir une rediffusion de courses réelles)…



L‘intro terminée, le jeu se charge et demande la langue à  utiliser et, oh, surprise ! avertit que, si l‘on possède une sauvegarde de GT3, on peut importer les voitures de son garage (comme j‘ai fini plus de 80% de GT3 je me dis que je vais pouvoir récupérer pas mal de bolides) puis encore mieux il propose de charger la partie commencée dans GT4 Prologue et notamment les permis de conduire !!! Finalement il y avait donc un intérêt à  acheter cette pré version.

Pour rentrer tout de suite dans le vif du sujet, commençons par le mode Arcade. Assez peu de circuits débloqués d‘origine (normal, ça se mérite de rouler sur les plus beaux circuits du monde), par contre il y déjà  pas mal de voitures disponibles. Et là , rien à  voir avec GT3, les voitures ne sont pas classées par catégorie mais par pays et par constructeur. Le choix est donc assez étendu mais clair. Vous pouvez déjà  piloter des voitures que vous n‘obtiendrez que bien plus tard dans le mode championnat, tout comme des concept cars tout droit sortis de Gran Turismo Concept 2002 Tokyo-Geneva. Nous choisissons le circuit, les voitures (et même les pneus : tendre, moyen ou dur) et nous attendons que la course se lance. Encore une fois je suis surpris par l‘impression de lenteur lors de la course. J‘avais eu la même impression lorsque j‘ai joué pour la 1ère fois à  GT3, impression vite passée une fois que j‘ai possédé des voitures puissantes. Donc, ne vous affolez pas la vitesse viendra avec les voitures ! Le jeu est cependant toujours aussi réaliste : freinez trop tard et c‘est le tout droit, freinez en virage et c‘est le tête-à -queue, freinez trop tôt et tout le monde vous double… bref, apprenez à  conduire. Après quelques courses pendant lesquelles je me fais battre à  chaque fois par Soma, qui passe sa vie au téléphone pendant qu‘il joue, (surtout que je l‘ai toujours éclaté dans GT3) je décide qu‘il est temps de tester le mode championnat (j‘en ai surtout marre de perdre !!!)

Soma retourne à  ses articles et autre ligne rédactionnelle et je démarre donc le mode championnat. W3sh ! Ca a vachement changé !!! Par o๠je vais pouvoir commencer ? Il faut d‘abord s‘acheter une voiture ou passer ses permis de conduire. Je suis trop pressé, je vais m‘acheter une voiture ! Génial, les voitures d‘occasion sont revenues (présentes dans GT2 mais absentes dans GT3). Elles ont fait plus que revenir, elles sont maintenant classées en 2 catégories : celles des années 80 et celles des années 90. Pas facile de choisir une 1ère voiture avec seulement 10.000 crédits. Est-ce que je fais des économies sur la voiture pour la gonfler le plus possible, ou est-ce que j‘achète la voiture la plus chère possible (autour des 9.800 crédits) en espérant pouvoir gagner plus de courses pour un minimum de frais ? Cruelle question. Allez, prenons la plus chère et commençons les courses faisables sans permis. En route vers les Sundays‘ Cup (pour ne pas dire courses pour les conducteurs du dimanche). Après quelques essais infructueux, je gagne ma 1ère course. A ma décharge, pas facile quand tout le monde va à  la même vitesse et quand le freinage est à  utiliser avec la plus grande précaution si vous ne voulez pas voir tous vos efforts ruinés dans le dernier virage. Après avoir gagné toutes les courses possibles sans permis, il faut que je me décide à  les passer ces permis maudits.

Ouarf, mais ils ont augmenté le nombre d‘épreuve par permis !!! 16 épreuves plus les pauses café. Si je ne veux que des médailles d‘or (pour gagner une voiture en bonus), il va falloir que je m‘accroche ! Bon à  part ça pour les permis, ça n‘a pas trop changé, que du classique : freinage dans une zone, virage à  prendre le plus vite possible …

Enfin, parmi les « plus » du jeu une zone Tuning. Il ne s‘agit plus seulement de changer les jantes de votre voiture, vous pouvez maintenant ajouter des ailerons pour augmenter la portance.

En ce qui concerne la jouabilité du jeu. Rien ne change. Ne vous attendez pas à  du Burn-out o๠vos dérapages et cartons vont être récompensés. Nan nan nan, ici seule la conduite propre vous permet de gagner. Accélérez fort, freinez juste et négociez vos virages en respectant la règle sacrée de l‘extérieur – intérieur – extérieur !!! De même pour la longévité, ne vous inquiétez pas, vous ne le finirez pas dans le week-end. Entre les courses sur circuits, les courses d‘endurance, les courses sur terre et, nouveauté, les courses sur glace, il vous reste de la route à  parcourir avant de voir la fin du jeu.

Pour résumer, ce jeu est une valeur sà»re. Jamais vous ne trouverez de meilleur simulateur de conduite automobile. W3sh j‘adore !!!
Petit conseil : Essayez, en mode arcade, une course sur le circuit en ville qui se trouve en Corse avec la bombe absolue qu‘est la Lister. Chicanes urbaines à  310 km/h, plus de 600 chevaux sous le capot. Quel fantasme !

Note de Soma : Merci à  Edouard d‘avoir écrit cet article sur GT4. Cet article n‘a pas la prétention d‘être un test complet (que vous pourrez trouver ici), mais plutôt un échange d‘impressions, d‘une tranche de vie.